Les entrepreneures à la loupe
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Création, reprise, compétitivité, les cheffes d'entreprise ont leur mot à dire Les entrepreneures à la loupe Comment se porte l’entrepreneuriat féminin en…
Création, reprise, compétitivité, les cheffes d'entreprise ont leur mot à dire
Les entrepreneures à la loupe
Comment se porte l’entrepreneuriat féminin en France ? Un baromètre élaboré par la Direction Générale des Entreprises, en partenariat avec Bpifrance, répond.
L'enjeu de la création de valeur et d’emploi : 26 % des créations d’entreprises portées par des femmes ont démarré modestement et le reste trois ans après
Parmi les entreprises dont la croissance du chiffre d’affaires reste modeste trois ans après leur création, les femmes sont presque deux fois plus présentes que les hommes tandis que les entreprises à forte croissance, il y a près de deux fois plus de créateurs masculins.
En termes de recrutement, un quart des entreprises créées par des femmes a pu générer des emplois au cours des trois premières années d’existence, soit un peu moins que les entreprises portées par les hommes (35 %). Les entreprises portées par les femmes sont néanmoins plus nombreuses à avoir maintenu leurs emplois initiaux.
L’enjeu de la reprise-transmission : 36 % des projets de reprise-transmission sont à l’initiative de femmes
La reprise-transmission d’entreprise est un enjeu de taille pour la société française. Il faut répondre au vieillissement des chefs d’entreprise et la reprise d’entreprise constitue une opportunité pour permettre aux jeunes générations d’entreprendre : en France les femmes comptent pour près de 4 reprises-transmissions sur 10 en 2022, une part stable depuis 10 ans. Depuis 2010, les femmes choisissent plus fréquemment la reprise comme moyen d’entreprendre. Toutefois, leur propension à préférer cette voie à la place d’une création ex nihilo, semble en 2022 s’étioler au profit d’un comportement similaire entre les genres (1 sur 10). Enfin, les femmes qui souhaitent céder leur activité ont plus de facilité à trouver le bon repreneur que leurs homologues masculins.
L’enjeu de compétitivité nationale : 41 % des femmes font du développement durable un axe stratégique de développement de leur entreprise
L’environnement, l’innovation et l’industrie représentent de forts enjeux de compétitivité pour la France. En tant que chef d’entreprise, les femmes sont très impliquées sur ces sujets : 41 % déclarent mener des actions pour avoir une activité plus écoresponsable (contre 33 % des hommes), et 36 % pour innover, soit presqu’autant que les chefs d’entreprise masculins (38 %). Dans la dynamique industrielle globale, depuis 2018, les Femmes jouent à part égale avec les hommes en matière de création d’entreprise.
L’égalité des chances vis-à-vis de l’entrepreneuriat : 28 % des femmes sont dans la chaîne entrepreneuriale, à la ville comme à la campagne
Sur la dernière décennie, l’enjeu de vitalité des territoires a trouvé sa source dans les créations d’entreprises : en surcompensant les cessations d’activité, elles ont contribué à la croissance du vivier d’entreprises en France. Cette dynamique est alimentée par l’entrepreneuriat des femmes. En effet, qu’elles soient à la campagne ou à la ville, 3 Françaises sur 10 participent à la chaîne entrepreneuriale. En outre, 30 % des bénéficiaires du programme French Tech Tremplin sont des femmes, ce dispositif accompagne les entrepreneurs sous-représentés dans l’écosystème de la tech français et vise à promouvoir la diversité et à rééquilibrer les chances pour faire en sorte que tous les talents aient accès aux mêmes avantages que les entrepreneurs issus de milieux plus privilégiés.
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