TPE : tensions sur la trésorerie

Le baromètre publié par BpiFrance Le Lab et Rexecode pour le quatrième trimestre 2021 indique que les TPE / PME s'inquiètent de l'évolution de leur trésorerie et des difficultés de recrutement. 

 

 

Les difficultés de recrutement restent la première préoccupation des dirigeants, devant les coûts et les prix trop élevés ainsi que les tensions sur les approvisionnements qui s’exacerbent, selon les résultats du Baromètre publié par BpiFrance et Rexecode.

En voici les principaux enseignements : 

 

Trésorerie : La situation actuelle de trésorerie des PME / TPE est jugée aussi favorable qu’au trimestre précédent. Toutefois, dans un contexte de hausse des prix des matières premières et de l’énergie, et alors que les dispositifs publics de soutien s’arrêtent progressivement, le solde d’opinion sur l’évolution de la trésorerie au cours des trois prochains mois se dégrade quelque peu.

Investissement : Les intentions d’investissement des PME / TPE se maintiennent à un niveau élevé. 59 % des dirigeants comptent investir cette année (+1 point sur le trimestre). Les dirigeants de PME / TPE restent bien plus nombreux à envisager une augmentation de leurs dépenses d’investissement (31 %) qu’un recul (23 %). Le renouvellement et la modernisation des équipements demeurent la destination principale de l’investissement. Viennent ensuite les motifs d’introduction de nouveaux produits ou services et l’extension de la capacité de production. Bien que stable sur le trimestre, le motif environnemental est celui qui a le plus gagné en importance par rapport à la période d’avant crise (+10 points).

Accès au crédit : Les conditions d’accès au crédit restent favorables, que ce soit à court ou moyen terme. La part de dirigeants de PME / TPE qui déclarent rencontrer des difficultés de financement de leur exploitation courante est stable depuis plusieurs mois au niveau bas de 13 %. La proportion des dirigeants signalant des difficultés de financement de leurs investissements baisse à 17 % (−3 points), proche du niveau d’avant crise.

Recrutement : 73 % des PME / TPE répondantes ont souhaité recruter au cours des 12 derniers mois. Parmi elles, 79 % ont été confrontées à des difficultés dans leur démarche. C’est une proportion légèrement supérieure à celle relevée avant crise (76 % en mai 2019, dernière date à laquelle la question avait été posée). Ces difficultés affectent d’ores et déjà le développement de l’activité de 51 % d’entre elles et 38 % ont des craintes quant à leur impact à venir. Les difficultés de recrutement concernent majoritairement des postes requérant un faible niveau de formation initiale. 

Les raisons principales de ces difficultés sont l’absence de candidat (citée par 70 % des dirigeants de TPE/PME confrontées à des difficultés de recrutement), l’inadéquation des candidats avec le poste (manque de qualification, d’expérience ou faible adaptabilité perçue à l’entreprise notamment) et le salaire demandé (21 %).

Les entreprises répondraient à ces difficultés en modifiant leur organisation (55 % d’entre elles) ou encore en augmentant les salaires proposés (26 %). Néanmoins, 34 % d’entre elles seraient amenées à restreindre leur activité. Elles ne sont que peu à choisir d’investir dans l’automatisation des tâches en réponse à ces difficultés (8 %).

PGE : Parmi les PME / TPE ayant répondu à l’enquête et ayant souscrit un Prêt Garanti par l’État, 45 % l’ont utilisé en grande partie voire en totalité. En particulier, la part de celles déclarant avoir utilisé la quasi-totalité du prêt a sensiblement augmenté depuis fin août (34 % contre 28 %). Seuls 10 % comptent rembourser intégralement leur prêt cette année, 26 % tablent sur un remboursement partiel en 2021, et 55 % envisageant de l’amortir en totalité sur plusieurs années. En revanche, 8 % des entreprises craignent de ne pas être en mesure de le rembourser, une proportion en hausse de 3 points par rapport au trimestre précédent, et équivalente au niveau observé en début d’année.

Freins à la croissance : Les difficultés de recrutement restent la première préoccupation des dirigeants, citées par 58 % d’entre eux, une proportion plus élevée qu’avant-crise (53 % au T4 2019) et proche du pic atteint au T3 2019 (59 %). Les coûts et les prix trop élevés sont le frein qui marque la plus nette progression (cités par 28 % des dirigeants de PME / TPE, +7 points par rapport au trimestre précédent). Ce résultat est cohérent avec des tensions sur les approvisionnements qui s’exacerbent. 69 % des répondants se disent affectés par ce type de difficultés et 58 % déclarent qu’elles limitent déjà l’activité de leur entreprise (dont 15 % fortement). Elles se seraient en outre intensifiées depuis trois mois selon 73 % d’entre eux.

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