Soutien au recrutement et à la formation en Auvergne-Rhône-Alpes

La Région Auvergne-Rhône-Alpes lance un plan pour accompagner les entreprises dans leurs projets de recrutement. Les métiers en tension sont particulièrement visés. 

Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a annoncé l’engagement de 100 millions d’euros accompagner les entreprises dans leurs projets de recrutement et faciliter les embauches dans les secteurs en tension. La crise sanitaire a accentué, pour de nombreuses entreprises, les difficultés de recrutement. Certains secteurs sont ainsi particulièrement touchés. En France aujourd’hui, il y a 5,6 millions de demandeurs d’emploi alors même que près de 400 000 emplois sont à pourvoir dans notre pays. Près de la moitié de ces projets de recrutement sont jugés difficiles, voire impossibles, par les employeurs, ce qui illustre. La situation est toute aussi préoccupante en Auvergne-Rhône-Alpes avec un taux de chômage à 7,3% et 400 000 demandeurs d’emplois, mais avec pourtant de nombreuses offres d’emploi non pourvues.

L’hôtellerie-restauration fait partie des secteurs où les difficultés de recrutement sont les plus frappantes : la réouverture des bars et des restaurants s’est effectuée dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre flagrant. Mais les exploitations agricoles rencontrent elles aussi des difficultés importantes, en témoigne des récoltes et des vendanges parfois compromises cette année à cause de la pénurie de main-d’œuvre. Mais d’autres secteurs rencontrent ces difficultés : les métiers de la santé, du service à la personne, de l’industrie, du transport, etc.

Le plan mise en place, construit avec les équipes de Pôle emploi et les différentes branches professionnelles, s’axe autour de trois volets :

-  Identifier les besoins de recrutement, au plus près du terrain et des entreprises, pour recenser et cibler toutes les offres d’emploi disponibles. Sur les 150 000 offres disponibles dans la région, 75 000 vont être suivies attentivement et précisément. Elles seront ensuite recensées et publiées sur la plateforme régionale « Nos talents Nos emplois ».

- Promouvoir les métiers qui recrutent : Pour ce faire, plusieurs dispositifs vont être lancés : Des bus de l’orientation circuleront dans la région pour informer très spécifiquement sur les métiers en tension ;  50 jobs dating seront organisés d’ici la fin de l’année scolaire, dédiés aux métiers en tension ; Enfin, de grandes campagnes de communication vont être lancées pour faire connaître et valoriser les secteurs en tension.

- Former dans les métiers en tension avec 10 000 formations nouvelles

- Des droits... et des devoirs : Près de 400 millions d’euros par an sont mobilisés chaque année par la Région et Pôle emploi pour la formation. Ces crédits importants obligent les bénéficiaires à un certain respect du financement public. Une base droits et devoirs va ainsi être mis en place par la Région concernant son offre de formation. Ainsi, toute personne qui s’engage dans une formation financée par la Région s’engagera aussi à aller jusqu’au bout. Si celle-ci abandonne avant, sans raison valable, elle n’aura plus accès aux formations proposées et financées par la Région pour une durée de 3 ans

 

« La situation dans notre région est préoccupante et ne doit pas perdurer. On a 400 000 demandeurs d’emploi d’un côté ; et de l’autre 150 000 offres d’emploi qui ne trouvent pas preneur. Notre objectif est donc de lancer un plan de retour travail pour remédier à cette situation. D’abord, nous allons identifier tous les métiers qui recrutent, tous les secteurs en tension ; nous allons ensuite en faire la promotion, les mettre en avant, les faire connaître ; et enfin nous allons financer de nouvelles formations, adaptées aux besoins de nos entreprises. Ce sont 100 millions d’euros qui vont être débloqués pour combler la pénurie de main-d’œuvre dans ces secteurs en tension. En contrepartie de cet effort financier, on va être très vigilants et s’assurer que les personnes que l’on forme recherchent sérieusement un emploi et aillent au bout de leur formation. Aujourd’hui, en France, trop souvent on gagne plus en restant chez soi qu’en allant travailler. Ça, on ne le changera pas à l’échelle de la Région, mais on peut redonner envie aux gens de travailler, faciliter les recrutements pour nos entreprises et responsabiliser les personnes en formation », a déclaré Laurent Wauquiez Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

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