Relance : le frein du recrutement

SI les perspectives semblent s'améliorer, notamment en matière de trésorerie et d'investissement, les dirigeants de TPE s'inquiètent de possibles difficultés de recrutement.

Le baromètre Bpifrance Le Lab et Rexecode fait le point sur la situation économique des TPE / PME au troisième trimestre 2021.

Il constate que « la situation de trésorerie actuelle s’est sensiblement améliorée depuis mai dernier », alors que « seuls 5 % des dirigeants craignent de ne pas être en mesure de rembourser leur PGE ». Sur ce point, 60 % des entreprises ayant répondu à l’enquête et souscrit un PGE n’auraient utilisé qu’une partie mineure de ce montant voire ne l’aurait pas mobilisé du tout. Seuls 11 % des dirigeants comptent rembourser intégralement leur prêt cette année, contre 16 % en mai dernier. A l’inverse, 84 % envisagent de l’amortir sur plusieurs années (proportion en hausse de 5 points depuis mai dernier).

Les contraintes de production prennent le pas sur les contraintes de demande. Les difficultés de recrutement redeviennent de loin la première préoccupation des dirigeants (56 %) même si elles sont légèrement moins prégnantes qu’avant-crise. Les coûts et les prix sont également de plus en plus perçus comme un frein à l’activité, de même que les difficultés d’approvisionnement.

56 % des dirigeants comptent investir cette année, et ils sont plus nombreux à envisager une hausse des montants investis (31 %) qu’un recul (23 %). Le renouvellement et la modernisation des équipements demeurent la destination principale de l’investissement, devant l’introduction de nouveaux produits ou services et l’extension de la capacité de production.

Les investissements sont globalement autofinancés à 41 % et financés par un organisme de crédit à hauteur de 55 %. Ils sont financés à 2 % par augmentation des fonds propres de l’entreprise, sachant que 60 % des PME / TPE jugent leur niveau de fonds propres suffisant au regard des projets de développement de l’entreprise. Enfin, 3 % des investissements sont financés par d’autres canaux (subventions ou aides publiques, prêts participatifs, etc.).

Même si les conditions d’accès au crédit restent favorables (notamment celles relatives au financement de la trésorerie), 20 % des dirigeants signalent des difficultés de financement de leurs investissement, une proportion supérieure à la moyenne observée depuis début 2017 (17 %).

Enfin, seules 20 % des PME / TPE jugent leur trésorerie difficile. Les dispositifs de soutien publics ont permis d’amortir le choc de la crise sur la trésorerie des PME. Malgré la perspective d’arrêt des aides d’urgence aux entreprises et malgré la hausse des prix concernant de nombreux types d’approvisionnement, les PME / TPE ne semblent globalement pas inquiètes quant à l’évolution future de leur trésorerie.

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