Charge mentale, pression, formation : une étude révèle les paradoxes de l’IA au travail
Alors que l’intelligence artificielle générative est omniprésente dans le débat public, un Français sur deux déclare ne pas l’utiliser dans son quotidien professionnel. Perçue à la fois comme un moyen de réduire la charge mentale et une nouvelle source de pression, elle suscite un besoin clair exprimé par une grande majorité des Français : être accompagné et formé dans son utilisation.
L’IA générative transforme en profondeur les outils professionnels. Elle s’invite dans les mails, les tableurs, les présentations, les recherches… mais reste largement sous-utilisée. Selon l’étude réalisée pour Mendo, technologie intégrée qui accompagne et forme chaque collaborateur dans les solutions d'IA générative, 1 Français sur 2 affirme ne pas utiliser l’IA au travail. Plus de la moitié des Français pense d’ailleurs qu’il sera toujours possible de travailler sans avoir recours à l’IA dans les 5 prochaines années. « Il y a un écart saisissant entre la place de l’IA dans le débat public et son appropriation réelle sur le terrain », souligne Quentin Amaudry, CEO de Mendo.
D’après les résultats de l’étude, près d’un Français sur 2 (47 %) pense que l’IA pourrait contribuer à réduire la charge mentale au travail. En particulier l’automatisation des tâches, le tri des informations et la gestion des mails, ainsi que sur la planification et l’organisation des tâches. Toutefois, cette opinion varie fortement selon l’âge : elle est particulièrement marquée chez les jeunes actifs, puisque 67 % des 18-34 ans estiment que l’IA peut alléger leur charge mentale. Cette proportion tombe à 40 % chez les 50-64 ans, traduisant une fracture générationnelle dans la perception des bénéfices de l’IA au travail.
Menace supplémentaire
Pour celles et ceux qui utilisent l’IA de manière régulière dans leur vie professionnelle, 63 % pensent qu’elle leur fait gagner du temps en leur permettant de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Dans le cas inverse, l’IA est aussi perçue comme une menace qui pourrait avoir des répercussions sur la charge mentale pour près d’un quart (28 %) des Français. Parmi les craintes exprimées, la perte et la déshumanisation arrive en tête (51 %), suivie de la peur du remplacement pour 50 % et enfin, le fait qu’elle représente une forme de pression sur la productivité pour près de 45 % des sondés
Avec l’émergence de l’IA générative au cours des dernières années, l’accompagnement et la pédagogie sont des leviers clés et déterminants pour faciliter son adoption par le plus grand nombre. Pour preuve, un tiers des Français (34 %) la voit à la fois comme un moyen de réduire sa charge mentale et comme une menace supplémentaire pour son équilibre. Par conséquent, les Français se sentent démunis et livrés à eux-mêmes. Près de 70 % d’entre eux indiquent ne pas avoir été formés à l’utilisation d’outils intégrant de l’IA et 50 % ne se sentent pas suffisamment accompagnés pour comprendre et utiliser ces outils. Cette situation révèle d’importantes disparités générationnelles : 38 % des 18-34 ans déclarent avoir été formés à l’IA, contre seulement 14 % chez les 50-64 ans, et à peine 9 % chez les 65 ans et plus
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