L’heure du travail asynchrone ?
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Le travail hybride n'est plus d'actualité. Les employés veulent encore et toujours plus de flexibilité : c’est le temps du travail asynchrone.Une nouvelle…
Le travail hybride n'est plus d'actualité. Les employés veulent encore et toujours plus de flexibilité : c’est le temps du travail asynchrone.
Une nouvelle étude de Sony Professional Displays & Solutions révèle que le travail asynchrone est la prochaine étape de l'évolution du travail. Il permet aux collaborateurs d’une même équipe de travailler à différents moments par comparaison au travail traditionnel (de 9 h à 17 h).
Les employés de bureau ont prouvé qu'on pouvait leur faire confiance pour faire leur travail à distance, mais ils sont maintenant prêts à contrôler le moment et la manière dont ils travaillent au quotidien en travaillant à leur propre rythme, sans avoir à travailler simultanément avec leurs équipes. Si les salariés européens plébiscitent la mise en place du travail asynchrone, ils estiment que le manque d'outils et de solutions technologiques freine cette évolution. Une nouvelle enquête, commanditée par Sony Professional Displays & Solutions, révèle que la moitié des salariés souhaitent que leur employeur leur offre la possibilité de travailler de manière asynchrone.
Augmenter la productivité
En France, un employé de bureau sur cinq (18%) a envisagé de quitter son emploi en raison de la rigidité du travail. Plus de deux employés de bureau sur cinq (43%) souhaitent que les employeurs offrent la possibilité de travailler de manière asynchrone. Passer moins de temps dans des réunions auxquelles ils ne participent pas est le changement qui, selon les employés de bureau, permettrait d'augmenter leur productivité (39 %), suivi par des réunions plus réfléchies (37 %) et des journées sans réunion (29 %). Deux cinquièmes (42 %) pensent que ce mode de travail représente l'avenir de l'entreprise.
Sur l’ensemble des salariés interrogés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Pologne, plus d'un tiers (35 %) estiment que le travail asynchrone, qui permet aux collaborateurs d'une même équipe de travailler à différents moments par comparaison au travail traditionnel (de 9 h à 17 h), permettrait une communication plus réfléchie et entraînant moins de distractions. Ce mode de travail offre plus de flexibilité et de responsabilité, libérant du temps pour des tâches plus pertinentes lorsque les collaborateurs sont connectés ou présents au bureau en même temps.
Meilleur équilibre
Si trois cinquièmes (61 %) des employés estiment que le travail asynchrone favoriserait un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la majorité (58 %) considère cependant que leur entreprise ne dispose pas des outils nécessaires pour mettre en place ce mode de travail, empêchant ces dernières de s'adapter à l'avenir de l'entreprise. En outre, plus de la moitié (55 %) pensent que leur employeur ne leur ferait pas confiance pour travailler aux heures qui leur conviennent, même s'ils sont dans l'obligation de fournir des résultats et de respecter des délais.
Les bureaux continuent d'occuper une place importante pour les collaborateurs. Or, l'enquête révèle que presque deux tiers (58 %) d'entre eux ne sont pas convaincus par le fait que leur bureau dispose des outils technologiques et des solutions permettant à tout le monde de travailler de manière optimale. Bien qu'un tiers (31 %) des salariés européens se rendent au bureau pour bénéficier d'une meilleure technologie, les entreprises peuvent faire davantage pour s'assurer que leurs collaborateurs disposent de tous les outils et solutions adéquats ; elles peuvent ainsi devenir des centres technologiques dotés de logiciels et de matériels de pointe.
Concernant l'avenir de l'entreprise, les salariés estiment que l'adoption d'une approche « centrée sur les personnes » est très importante (39 %), tout comme la mise à disposition des derniers outils et technologies pour permettre le travail flexible et à distance (39 %) et le travail asynchrone (35 %). Pour réussir, les entreprises doivent s'assurer qu'elles investissent dans les bons outils technologiques, mais aussi aligner leur politique pour refléter les attentes d'un salarié moderne qui souhaite tirer le meilleur parti tant de l'environnement de bureau que de la flexibilité du travail à distance.
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