Les Français restent très inquiets pour leur pouvoir d’achat.
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Le commerce de proximité souffre fortement des arbitrages économiques des ménages Même si l’inflation diminue, plus d’un Français sur deux (52%) constate…
Le commerce de proximité souffre fortement des arbitrages économiques des ménages
Même si l’inflation diminue, plus d’un Français sur deux (52%) constate toujours une baisse de son pouvoir d’achat au cours de ces 12 derniers mois.
Dans ce contexte on observe une évolution dans les habitudes de consommation alimentaires des Français : 45% achètent de moins en moins de plats traiteurs, 44% de viande, 43% de pâtisserie-chocolat, 42% de viennoiseries.
Conséquence directe : alors que les Français depuis près de 10 ans fréquentaient de plus en plus les commerces alimentaires de proximité spécialisés, la baisse de fréquentation perçue dès 2022 se poursuit puisque 29% des Français disent s’y rendre moins souvent qu’auparavant.
Malgré ce contexte économique difficile, la quatrième étude réalisée par l’Institut CSA pour la CGAD en août dernier, montre que l’image des commerces alimentaires de proximité* spécialisés reste excellente pour 88% des Français et se forge de plus en plus sur internet : 47% consultent les avis en ligne. Ils sont également 72% à souhaiter en avoir davantage près de chez eux surtout dans les communes rurales (76%).
Concurrence accrue
Point central pour 87% des Français la valeur qualité est associée spontanément comme premier marqueur des commerces alimentaires de proximité.
Le « Fait maison » apparaît dès lors essentiel pour 90% d’entre eux car il caractérise pour un Français sur deux (51%) le savoir-faire des professionnels.
Au quotidien, l’importance des commerces de proximité alimentaires est toujours reconnue par les Français. La boulangerie demeure, le commerce qu’il est important d’avoir près de chez soi (86%), suivi par le primeur (74%), l’épicier (71%), le boucher (70%), le pâtissier (67%), le restaurant (64%), le poissonnier (63%), le charcutier (62%), le fromager (61%) et le chocolatier (42%).
Pour Joël Mauvigney, Président de la CGAD, « Les résultats de cette nouvelle enquête montrent que nos entreprises alimentaires de proximité, bien qu’indispensables pour les Français, doivent, dans un contexte économique contraint pour les consommateurs, faire face à une concurrence accrue et se réinventer au quotidien. »
(*) Boulanger, boucher, brasseur indépendant, caviste, café/restaurant, charcutier/traiteur, chocolatier/confiseur, épicier, foodtruck/camion pizza, fromager, glacier, pâtissier, poissonnier, primeur.
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