Les attraits de la franchise
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

La franchise est un modèle qui affiche une volonté de croissance avec une vraie dynamique d’ouverture.L’entrepreneuriat suscite toujours autant d’intérêt avec…
La franchise est un modèle qui affiche une volonté de croissance avec une vraie dynamique d’ouverture.
L’entrepreneuriat suscite toujours autant d’intérêt avec 32% des Français souhaitant créer leur entreprise. Parmi eux, les jeunes se montrent particulièrement enthousiastes avec 60% des moins de 25 ans ayant l’envie d’entreprendre. Dans ce contexte, la franchise est fortement appréciée avec 43% des futurs créateurs envisageant ce modèle. Ces résultats se consolident depuis les deux dernières années (44% en 2022 ; 43% en 2021) et les 18-24 ans y sont encore plus disposés (60%). La franchise est accessible à tous et représente une opportunité de reconversion professionnelle : 76% de ceux qui décident de se lancer dans la franchise sont d’anciens salariés et 48% ont changé de secteur d’activité par rapport à leur activité précédente. Ce dernier phénomène est encore plus répandu auprès des 50 ans et plus (60%). La part des femmes s’installant en franchise progresse depuis 3 ans atteignant 39% (36% en 2022 ; 31% en 2021).
A l’ouverture, 48% des franchisés choisissent la création et 52% reprennent une franchise déjà existante. Les franchisés s’installent relativement jeunes et ouvrent leur premier point de vente à l’âge de 37 ans en moyenne. Dans la pratique, les nouveaux entrants en franchise bénéficient d’un accompagnement poussé avec une formation de 37 jours en moyenne. Leur niveau d’études est assez réparti : 40% ont un CAP, BEP, Bac pro ou Bac ; 41% un Bac +2/3 et 19% un Bac +4 ou au-delà. Ce constat reflète ainsi la diversité des opportunités offertes par les franchises, qui peuvent convenir à des profils variés.
Résilience et mobilisation
Comme principales qualités perçues pour devenir franchisé, plus de la moitié préconisent d’être un bon gestionnaire (55%), de savoir manager (54%) et d’avoir un tempérament commercial (53%). Un peu moins de la moitié pense qu’avoir une âme d’entrepreneur (45%), le sens du contact et de la communication (41%) et le sens de l’équipe (39%) est utile.
La préoccupation principale des franchiseurs concerne le recrutement : en effet, 82% ont des difficultés à sélectionner de nouveaux franchisés, et ceci en forte hausse cette année (+ 10 pts en 1 an, 72% en 2022). Par ailleurs, dans un contexte économique incertain, le modèle de la franchise démontre sa forte résilience. Ainsi, près de 8 franchisés sur 10 (78%) estiment mieux résister à la crise qu’un commerçant isolé. Un sentiment qui se renforce (+ 3 pts) par rapport à l’an passé et plus de 8 sur 10 trouvent avantageux d’appartenir à un réseau avec l’inflation actuelle (82%).
Ils se sont quasiment tous (95%) mobilisés pour faire face à l’inflation et dynamiser les ventes : - 80% ont réduit leurs dépenses et leurs frais de fonctionnement, en particulier dans le secteur du CHR (92%) - 54% ont augmenté leurs tarifs, notamment dans le secteur du CHR (85%) - 51% ont réduit leur marge pour faire face à la hausse des prix - 47% ont renforcé les offres promotionnelles et le remises sur les prix, en particulier dans le secteur alimentaire (70%)
Ainsi, malgré ce contexte, une majorité des franchiseurs sont confiants en l’avenir (84%). Et 9 franchiseurs sur 10 se montrent pro-actifs pour limiter la hausse des prix de vente (89%) en négociant les prix d’achat (69%), développant les offres promotionnelles (45%) ou encore en prenant en charge une partie de la hausse des coûts (24%). Le fait de faire face à la hausse des coûts est un défi majeur (65%) et représente le deuxième enjeu du réseau.
Cette année encore, les franchisés expriment une grande satisfaction quant à la qualité d’accompagnement et d’animation de leurs franchiseurs. En effet, 9 franchisés sur 10 en sont satisfaits. Dans les faits, trois quarts (76%) bénéficient de groupes de travail avec d’autres franchisés et le franchiseur. Une pratique qui se consolide (+ 15 pts en 3 ans et + 4 pts en 2 ans). Pour les franchiseurs, renforcer l’animation du réseau et dynamiser le collectif constitue le 3ème enjeu du réseau (64%). Ainsi, plus de 8 franchiseurs 10 (86%) ont mené des actions afin de renforcer l’animation du réseau et la dynamique collective.
Pour 2 franchisés sur 3 le développement du télétravail n’a pas eu d’impact sur l’activité de leur point de vente (64%). Il a en revanche pesé sur l’activité de 17% des franchisés, notamment dans le secteur du CHR (45%). Soutenus par leur réseau, les franchisés ont multiplié les initiatives au cours des 12 derniers mois : près de 8 franchisés sur 10 ont renforcé les relations humaines avec leurs clients (76%) ; 62% ont suivi des formations grâce à leur franchiseur (dont 82% dans le secteur des services) ; 60% ont mis en place des actions pour renforcer la fréquentation du point de vente ; 53% ont diversifié leur offre de produits et services, plus particulièrement dans le secteur alimentaire (75%) ; 49% ont mené des travaux de rénovation et 38% ont développé de nouveaux outils de communication et de vente, particulièrement dans le secteur CHR (56%). Accompagnés tout au long de leur parcours, les franchisés sont fidèles à leur enseigne : avec une ancienneté moyenne dans le réseau de 13 ans, ils sont également 81% à avoir l’intention de rester dans le réseau dont 58% de manière certaine.
(Source : 20è enquête de la Franchise, Banque Populaire / Fédération française de la franchise / Kantar)
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Articles similaires

Retards de paiement : le hold-up silencieux qui étouffe les TPE (et la vague ne retombe pas)
Les patrons de TPE et les indépendants n’ont pas signé pour devenir des banques. Pourtant, depuis des mois, les retards de paiement s’allongent et transfèrent la trésorerie des plus petits vers les plus gros. Les chiffres (Altares, Banque de France, DGCCRF) confirment une dégradation, pendant que les défaillances d’entreprises restent à un niveau record. Et sans électrochoc, le mécanisme est appelé à durer.
3 mars 2026

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
La facturation électronique n’est plus une “réforme à venir” : c’est une échéance qui arrive vite, et qui va toucher toutes les entreprises, y compris les TPE et les indépendants. Dès le 1er septembre 2026, chacun devra être en capacité de recevoir des factures électroniques ; puis au 1er septembre 2027, les TPE et micro-entreprises devront émettre leurs factures selon les nouvelles règles. Attention : envoyer un simple PDF par email ne suffira pas. La réforme impose le passage par des plateformes et des formats structurés, avec des informations plus précises (SIREN du client, catégorie d’opération, etc.). Pour les petits patrons, le sujet n’est pas “informatique” : c’est une question de trésorerie, de temps gagné (ou perdu), et de conformité. Le bon réflexe ? Ne pas attendre 2027. Dès maintenant, il faut nettoyer sa base clients, vérifier son logiciel de facturation, choisir une plateforme adaptée, et tester un circuit complet du devis jusqu’au paiement. L’objectif n’est pas de devenir expert, mais d’être prêt sans stress, sans rupture, et sans mauvaises surprises.
25 février 2026



Connectez-vous pour participer à la discussion.
Se connecterPas encore inscrit ? Créer un compte