Face à la crise, les choix des Français
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

56% des Français pensent qu’ils devront faire un arbitrage entre leur budget énergie et alimentaire en 2023 et 33% prévoient de moins se faire soigner Bonial…
56% des Français pensent qu’ils devront faire un arbitrage entre leur budget énergie et alimentaire en 2023 et 33% prévoient de moins se faire soigner
Bonial (Axel Springer), spécialiste drive-to-store en Europe, dans un contexte inflationniste où le pouvoir d’achat se retrouve au cœur des interrogations des Français, a souhaité se pencher sur la relation de ces derniers à la consommation à l’occasion de cette nouvelle année en les questionnant notamment sur leur pouvoir d’achat mais aussi sur le plaisir d’achat.
2023, les Français pessimistes sur l’évolution de leur pouvoir d’achat
Alors que huit Français sur dix (80%) estiment que leur pouvoir d’achat devrait se dégrader cette année, force est de constater que cela pourrait impacter directement leurs besoins primaires. De fait, 56% des Français pensent qu’ils devront faire un arbitrage entre leur budget énergie et alimentaire en 2023 et 33% prévoient de moins se faire soigner. D’autre part 82 % des Français ont le sentiment que les prix des achats contraints augmentent et 34 % n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois.
Faire évoluer le comportement d’achat pour optimiser le pouvoir d’achat
82% (+4 pts) des Français ont l’intention de faire évoluer leurs comportements d’achat dans les semaines à venir, soit 78% (+3 pts) des hommes et 86% (+5 pts) des femmes. Ainsi, 43% (-3 pts) d’entre eux ont l’intention d’être plus attentifs aux prix, 35% (+3 pts) réduiront leur consommation d’énergie et 34% (=) rechercheront davantage de promotions. Pour ce faire, 22% (-1 pt) privilégieront les marques de distributeurs, 18% (-1 pt) fréquenteront davantage les enseignes discount.
Achats plaisir, un budget à la baisse
78% des Français estiment que le poids de leurs dépenses énergétiques freine leurs achats plaisirs, réalisés régulièrement par 22% des Français (-1 pt) et occasionnellement par 67% d’entre eux (-1 pt).
Les Français considèrent en effet qu’aujourd’hui cela coûte plus cher de se faire plaisir avec des achats (92%, +5 pts vs mars 2022) mais n’ont pas envie de se priver (80%, +3 pts vs mars).
Dans les faits, le budget moyen des Français pour les achats plaisir de 303 chute de 31 depuis l’été dernier alors que les répondants de cette étude se sont exprimés juste avant Noël. A cet effet, les femmes ont depuis le début de l’année un budget beaucoup moins élevé que la moyenne (-59 en moyenne) et que les hommes (-124 en moyenne cette année).
Les Français se recentrent sur les achats essentiels du quotidien pour se faire plaisir. En effet, au cours de l’année, de plus en plus de Français ont le sentiment de se restreindre en réalisant leur courses alimentaires (+8 pts vs mars). Notons enfin que 58% (+ 9 pts) de consommateurs ont le sentiment de se restreindre pour aller au restaurant ou chez le traiteur et 58% (+ 7 pts) pour partir en vacances ou en week-end.
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