Des aides pour la formation des entrepreneurs
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Les chefs d’entreprises bénéficient d’un avantage fiscale pour leurs dépenses de formation. Le crédit d’impôt pour dépenses de formation des dirigeants…
Les chefs d’entreprises bénéficient d’un avantage fiscale pour leurs dépenses de formation.
Le crédit d’impôt pour dépenses de formation des dirigeants d’entreprise est un dispositif applicable aux dirigeants des entreprises suivantes :
- les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou sur les sociétés). Et ce quel que soit leur secteur d’activité (commerce, industrie, artisanat, services, professions libérales…) ou leur forme juridique (entreprise individuelle ou société)
- les entreprise qui ne payent pas d'impôt quels que soient leur forme juridique et leur secteur d'activité (sauf un micro-entrepreneur).
Plus concrètement, ce dispositif s'applique aux dépenses de formation de tous les chefs d’entreprise au sens large :
- entrepreneur individuel
- gérant de société
- président (président du conseil d’administration ou président du directoire notamment)
- administrateur
- directeur général ou membre de sociétés par actions.
Quelles formations sont éligibles au crédit d'impôt formation des dirigeants d’entreprise ?
Le crédit d’impôt s’applique à l’ensemble des dépenses de formation d’un dirigeant d’entreprise qui entrent dans le champ de la formation professionnelle continue.
Il peut s’agir de formations classiques relatives à la gestion d’entreprise ou de formations plus techniques spécifiques à chaque métier, destinées à consolider ou à améliorer ses connaissances.
Comment calculer le montant du crédit d’impôt formation des dirigeants d'entreprise ?
Pour toutes les entreprises (hors micro-entreprises), pour calculer le montant de votre crédit d’impôt, vous devez multiplier :
- le nombre d’heures passées en formation (dans la limite de 40 heures par année civile et par entreprise)
- par le taux horaire du Smic (selon le taux en vigueur au 31 décembre de l’année au titre de laquelle le crédit d’impôt est calculé).
Pour les entreprises de moins de 10 salariés réalisant un chiffre d'affaires annuel de moins de deux millions d'euros, le montant du crédit d'impôt est égal au taux horaire du Smic multiplié par le nombre d'heures passées en formation (dans la limite de 40 heures par an et par entreprise) multiplié par deux (cela est valable uniquement pour les formations effectuées à partir de janvier 2022).
À savoir
- Le crédit d’impôt pour dépenses de formation des dirigeants est plafonné à la prise en compte de 40 heures de formation par année civile et par entreprise.
- Ce crédit d'impôt s'applique aux dépenses de formation d'un dirigeant d'entreprise jusqu'au 31 décembre 2024.
- En cas d'exercice en société, le crédit d'impôt est donc plafonné au niveau de la société et non par associé.
- Le crédit d'impôt pour dépenses de formation des dirigeants est calculé au titre de l’année civile, quelle que soit la date de clôture des exercices de votre entreprise et quelle que soit leur durée. Ainsi, si vous clôturez votre exercice en cours d’année, votre crédit d’impôt sera déterminé en prenant en compte les heures que vous avez passées en formation au cours de la dernière année civile écoulée.
Comment demander votre crédit d’impôt formation des dirigeants d’entreprise ?
Pour les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés
Le crédit d’impôt formation des dirigeants est imputé au moment du paiement du solde de l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’année au cours de laquelle vous avez suivi des heures de formation. Vous pouvez utiliser la fiche d'aide au calcul pour déterminer le montant de votre crédit d'impôt. Cette fiche n'a toutefois pas à être déposée auprès de l'administration fiscale.
Vous devez ensuite indiquer le montant du crédit d'impôt sur la déclaration de résultat, imprimés n 2065 et n 2058-B (ligne JR), et joindre de façon dématérialisée le formulaire n 2069-RCI qui récapitule toutes les réductions et crédits d'impôt de l'exercice à la déclaration de résultats.
Pour les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu
Si vous dirigez une entreprise individuelle soumise à l'impôt sur le revenu, vous devez reporter le montant de votre crédit d'impôt sur votre déclaration de résultat dans la case « autres imputations », y annexer le formulaire de déclaration des réductions et crédits d'impôt, et reporter le montant de votre crédit d'impôt sur votre déclaration complémentaire de revenus n2042-C-PRO dans la cas prévue à cet effet.
À savoir
- Vous pouvez réaliser l'ensemble de vos démarches en vous connectant sur le site impots.gouv.fr à partir de votre espace professionnel.
- Vous pouvez demander un remboursement de crédits d'impôt si le montant de l'impôt est insuffisant pour imputer la totalité du crédit d'impôt.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Articles similaires

Municipales 2026 : les patrons de TPE ne demandent pas de promesses oubliées, ils demandent de la simplification
Le dernier baromètre Fiducial-IFOP le dit sans fard : les patrons de TPE regardent 2026 avec un moral en berne, une confiance laminée envers l’exécutif national, et une exigence croissante envers leurs maires. Le message est limpide : à Paris, ils n’y croient plus ; sur le terrain, ils veulent des élus utiles. Pas des communicants. Des maires qui allègent, protègent et facilitent. Parce qu’une très petite entreprise ne vit pas de grandes phrases, mais de trésorerie, de stationnement, de sécurité, de visibilité et de clients.
10 mars 2026

Carburants : à la pompe, les Français ne paient pas la guerre. Ils paient des années d'incompétence, et l'État encaisse
Pendant que vous souffrez à la pompe, l'État encaisse silencieusement 2 milliards supplémentaires, sans avoir rien décidé, sans avoir rien fait. Et il refuse d'activer les outils juridiques pour vous protéger. Erreur ou stratégie?
6 mars 2026

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
La facturation électronique n’est plus une “réforme à venir” : c’est une échéance qui arrive vite, et qui va toucher toutes les entreprises, y compris les TPE et les indépendants. Dès le 1er septembre 2026, chacun devra être en capacité de recevoir des factures électroniques ; puis au 1er septembre 2027, les TPE et micro-entreprises devront émettre leurs factures selon les nouvelles règles. Attention : envoyer un simple PDF par email ne suffira pas. La réforme impose le passage par des plateformes et des formats structurés, avec des informations plus précises (SIREN du client, catégorie d’opération, etc.). Pour les petits patrons, le sujet n’est pas “informatique” : c’est une question de trésorerie, de temps gagné (ou perdu), et de conformité. Le bon réflexe ? Ne pas attendre 2027. Dès maintenant, il faut nettoyer sa base clients, vérifier son logiciel de facturation, choisir une plateforme adaptée, et tester un circuit complet du devis jusqu’au paiement. L’objectif n’est pas de devenir expert, mais d’être prêt sans stress, sans rupture, et sans mauvaises surprises.
25 février 2026

Municipales 2026 : les patrons de TPE ne demandent pas de promesses oubliées, ils demandent de la simplification
10 mars 2026

Carburants : à la pompe, les Français ne paient pas la guerre. Ils paient des années d'incompétence, et l'État encaisse
6 mars 2026

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
25 février 2026


Connectez-vous pour participer à la discussion.
Se connecterPas encore inscrit ? Créer un compte