Arrêts de travail : un nouveau formulaire obligatoire
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Pour mieux sécuriser les arrêts de travail transmis sur support papier, l’Assurance Maladie a mis en place un nouveau formulaire Cerfa sécurisé, dont l’usage…
Pour mieux sécuriser les arrêts de travail transmis sur support papier, l’Assurance Maladie a mis en place un nouveau formulaire Cerfa sécurisé, dont l’usage est désormais obligatoire
Face à la hausse des fraudes constatées en 2024, plus de 30 millions d’euros de préjudice liés à de faux arrêts de travail, contre 8 millions en 2023, l’Assurance Maladie introduit un nouveau modèle d’avis d’arrêt de travail sur support papier spécifique, permettant notamment l’identification du prescripteur de façon sécurisée.
L’objectif est de rendre les documents infalsifiables et lutter contre la vente de faux arrêts de travail, notamment sur internet et les réseaux sociaux.
Depuis septembre 2024, ce formulaire est accessible à la commande sur amelipro.
Le décret relatif à la transmission des avis d’arrêt de travail entre en vigueur le 1er juillet 2025 et rend obligatoire les envois d’arrêts de travail sur papier à compter de cette date lorsque l’utilisation du téléservice n’est pas possible. Avec la période estivale et pour laisser le temps à tous les professionnels de santé et à tous les établissements de santé de commander ces nouveaux formulaires, l’Assurance Maladie appliquera une période de tolérance pendant l’été.
A compter du 1er septembre 2025, tout formulaire d’avis d’arrêt de travail papier non sécurisé sera rejeté par l’Assurance Maladie.
Privilégier la télétransmission
L’ Assurance Maladie rappelle que la télétransmission via ameliepro reste la méthode la plus sécurisée pour transmettre un arrêt de travail. Elle permet de limiter les risques d’usurpation d’identité ou de falsification.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Articles similaires

CSPS sur chantier : encore une obligation que les petites entreprises découvrent quand il est déjà trop tard
Derrière le sigle CSPS, une réalité brutale : dès que plusieurs entreprises interviennent sur un chantier, la sécurité ne peut plus être improvisée. Problème : beaucoup de TPE découvrent cette obligation trop tard, dans un système qui adore complexifier au lieu d’expliquer.
11 mars 2026

Municipales 2026 : les patrons de TPE ne demandent pas de promesses oubliées, ils demandent de la simplification
Le dernier baromètre Fiducial-IFOP le dit sans fard : les patrons de TPE regardent 2026 avec un moral en berne, une confiance laminée envers l’exécutif national, et une exigence croissante envers leurs maires. Le message est limpide : à Paris, ils n’y croient plus ; sur le terrain, ils veulent des élus utiles. Pas des communicants. Des maires qui allègent, protègent et facilitent. Parce qu’une très petite entreprise ne vit pas de grandes phrases, mais de trésorerie, de stationnement, de sécurité, de visibilité et de clients.
10 mars 2026

Carburants : à la pompe, les Français ne paient pas la guerre. Ils paient des années d'incompétence, et l'État encaisse
Pendant que vous souffrez à la pompe, l'État encaisse silencieusement 2 milliards supplémentaires, sans avoir rien décidé, sans avoir rien fait. Et il refuse d'activer les outils juridiques pour vous protéger. Erreur ou stratégie?
6 mars 2026

CSPS sur chantier : encore une obligation que les petites entreprises découvrent quand il est déjà trop tard
11 mars 2026

Municipales 2026 : les patrons de TPE ne demandent pas de promesses oubliées, ils demandent de la simplification
10 mars 2026

Carburants : à la pompe, les Français ne paient pas la guerre. Ils paient des années d'incompétence, et l'État encaisse
6 mars 2026


Connectez-vous pour participer à la discussion.
Se connecterPas encore inscrit ? Créer un compte