Un peu plus d’entrepreneuses
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Petit à petit, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. À l’occasion de la journée internationale des droits…
Petit à petit, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.
À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Infogreffe dévoile son baromètre de l’entrepreneuriat au féminin. Il s'appuie sur les données des 625 745 entreprises immatriculées au registre du commerce et des sociétés en 2022. La part d’entrepreneuses en France continue de progresser légèrement, même si les secteurs d’activité dans lesquels elles sont le plus représentées demeurent les mêmes.
+ 1,2 pt % de femmes entrepreneures en 2022
Un peu plus d’un tiers des dirigeants ayant immatriculé leur entreprise en 2022 sont des femmes : sur les 625 745 entreprises créées, 33,5% l’ont été par des femmes, contre 32,3% en 2021. Ce constat s’inscrit dans la continuité d’une progression linéaire de leur nombre, et même de la plus forte progression depuis la crise sanitaire. Elles étaient en effet 32,3% en 2021, 32,1% en 2020, 27,2% en 2019 et 27,3% en 2018.
Comparativement à l’an passé, les femmes sont en revanche plus nombreuses à diriger de manière exclusive des entreprises : 21,6% (soit 134 926 entreprises) le font en 2022, pour 61,3% pour les hommes. Elles étaient 19,9% en 2021. Le nombre d’entreprises dirigées à la fois par des hommes et des femmes reste à un taux quasi-similaire à l’an dernier, à hauteur de 17,1%.
L’âge moyen des dirigeants d’entreprises s’allonge en 2022 : 43 ans pour les femmes et 42 ans pour les hommes. C’est pour chacun un an de plus qu’en 2021, en conservant le ratio d’un an de plus pour les femmes par rapport aux hommes. Ce chiffre reproduit ainsi la même moyenne qu’en 2020.
La représentation des femmes entrepreneures toujours élevée dans les mêmes secteurs : habillement, textiles et services personnels en tête
Des domaines spécifiques
En matière de création d’entreprise, les femmes entreprennent toujours majoritairement dans certains secteurs, comparé aux hommes. C’est le cas notamment pour l’industrie de l’habillement et la fabrication de textiles, respectivement à hauteur de 76,3% et 73,4% du marché. Ce classement de tête demeure ainsi inchangé par rapport à 2021. Sur les marches suivantes du podium, on retrouve les services personnels (68,3%), les autres industries manufacturières (67,9%) et l’aide sociale sans hébergement (66,8%).
À l’inverse, certains secteurs sont loin d’atteindre la parité en matière de représentativité, notamment le secteur de la réparation et l’installation de machines et d’équipements, où un entrepreneur sur vingt seulement est une femme (5,8%). Cette statistique descend à un entrepreneur sur treize dans les secteurs des travaux de construction spécialisés (7,4%) et la fabrication de machines et d’équipements n.c.a. (7,8%), mais confirme la prépondérance masculine de ces domaines d’activité.
Sociétés civiles et SCI
Selon les statuts juridiques des entreprises créées en 2022, la proportion de femmes dans chaque catégorie connaît des disparités. Néanmoins, chacune enregistre une légère augmentation par rapport aux chiffres de 2021. Ainsi, les femmes sont représentées à 41,4% et 40,2% dans les sociétés civiles et les SCI, contre 26,8% et 23,1% dans les SARL et les SAS.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Articles similaires

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
La facturation électronique n’est plus une “réforme à venir” : c’est une échéance qui arrive vite, et qui va toucher toutes les entreprises, y compris les TPE et les indépendants. Dès le 1er septembre 2026, chacun devra être en capacité de recevoir des factures électroniques ; puis au 1er septembre 2027, les TPE et micro-entreprises devront émettre leurs factures selon les nouvelles règles. Attention : envoyer un simple PDF par email ne suffira pas. La réforme impose le passage par des plateformes et des formats structurés, avec des informations plus précises (SIREN du client, catégorie d’opération, etc.). Pour les petits patrons, le sujet n’est pas “informatique” : c’est une question de trésorerie, de temps gagné (ou perdu), et de conformité. Le bon réflexe ? Ne pas attendre 2027. Dès maintenant, il faut nettoyer sa base clients, vérifier son logiciel de facturation, choisir une plateforme adaptée, et tester un circuit complet du devis jusqu’au paiement. L’objectif n’est pas de devenir expert, mais d’être prêt sans stress, sans rupture, et sans mauvaises surprises.
25 février 2026

Je suis indépendant (TNS) et je veux passer en SASU : vraie évolution ou fausse bonne idée ?
Quand on travaille seul, que l’on a trouvé ses clients et que le chiffre d’affaires commence à être régulier, une question finit toujours par s’imposer :…
30 novembre 2025

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
25 février 2026

2025 : l’hémorragie silencieuse des petites entreprises – et pas seulement!
19 février 2026

Je suis indépendant (TNS) et je veux passer en SASU : vraie évolution ou fausse bonne idée ?
30 novembre 2025


Connectez-vous pour participer à la discussion.
Se connecterPas encore inscrit ? Créer un compte