Un million, et après ?
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

En 2024, en France, les créations d’entreprises repartent à la hausse, atteignant un nouveau niveau record de 1 111 200 nouvelles entreprises créées. Après une…
En 2024, en France, les créations d’entreprises repartent à la hausse, atteignant un nouveau niveau record de 1 111 200 nouvelles entreprises créées.
Après une période de stabilisation entre 2021 et 2023, le nombre de créations d’entreprises rebondit nettement en 2024 (+6 %, après -1 % en 2023) pour atteindre 1 111 200. Il faut se souvenir que 2023 avait été marqué par la catastrophe industrielle du guichet unique qui avait rendues impossibles bien des formalités. Les créations d’entreprises individuelles sous le régime du micro-entrepreneur augmentent de 7 % tandis que celles sous le régime d’entreprises individuelles classiques continuent de diminuer (-3 %). On touche là le problème majeur de cette statistique : on créé des entreprises qui n’apportent aucune valeur ni croissance à l’économie nationale.
Les créations d’entreprises rebondissent dans la plupart des secteurs, en particulier dans les transports et l’entreposage (+25 %) et le commerce (+6 %). Deux des secteurs qui ont enregistré la plus forte progression en radiations l’an dernier (+13,6 % pour les transports, + 14,5 % pour le commerce). Nouveau paradoxe de la flambée des créations, elles sont dans des secteurs qui souffrent, et donc leur taux de survie peut être problématique.
Les activités de services administratifs et de soutien poursuivent leur hausse (+16 %). En revanche, les créations d’entreprises continuent de baisser dans le secteur d’activités spécialisées, scientifiques et techniques (-6 %) ainsi que dans le secteur des activités immobilières (-5 %).
Peu de salariés
Les micro-entreprises de transports de voyageurs par taxis, comprenant les voitures de transport avec chauffeur (VTC), connaissent également une hausse de 25 %, avec un total de 10 100 créations, soit 2 000 de plus qu’en 2023. Cette dynamique s’explique par l’essor des plateformes numériques et la demande croissante pour des livraisons rapides et des services de mobilité. Ces activités, accessibles et flexibles, attirent de nombreux entrepreneurs individuels sous le régime de micro-entrepreneur.
3 % des nouvelles entreprises classiques, sous forme sociétaire ou d’entreprise individuelle, déclarent employer au moins un salarié au moment de leur création. Cette part est quasi nulle pour les micro-entrepreneurs.
Les zones urbaines concentrent l’essentiel des créations d’entreprises (76 %), une proportion assez nettement supérieure à la part de la population qu’elles comprennent (67 %) illustrant leur rôle central dans l’économie. Des secteurs comme les transports et l’entreposage (94 % des créations en zone urbaine) et l’information et communication (86 %) montrent une très forte urbanisation, reflétant l’ampleur des infrastructures et de
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