Chutes sur les chantiers : des solutions à trouver
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Les chutes de hauteur représentent la première cause d'accidents mortels sur les chantiersLa CAPEB, la CNATP, l’IRIS-ST et l’OPPBTP publient une étude sur la…
Les chutes de hauteur représentent la première cause d'accidents mortels sur les chantiers
La CAPEB, la CNATP, l’IRIS-ST et l’OPPBTP publient une étude sur la perception et la gestion du risque de chute de hauteur, l'une des principales causes d'accidents graves et mortels sur les chantiers. Cette étude éclaire les défis et les solutions pour aider les artisans à gérer ces risques et renforcer la sécurité sur le terrain.
En dehors des accidents de la route, les chutes de hauteur dominent les causes d’accidents mortels dans le secteur du bâtiment. Ces accidents, souvent liés aux travaux en hauteur (rénovation de toitures, utilisation d’échafaudages, et d’escabeaux) ou aux zones en bordure de tranchées, entraînent chaque année décès et incapacités permanent es, impactant lourdement les artisans du BTP et autres métiers à risques.
Près de 49 % des artisans ont été confrontés, directement ou indirectement, à des chutes de hauteur. En cas d'urgence, seuls 27 % déclarent utiliser systématiquement un équipement de sécurité. Ce chiffre montre qu’il reste des efforts à faire pour renforcer la prévention, surtout lors d’imprévus.
Les chefs d’entreprise rappellent que les chutes de hauteur ne sont pas dues à la malchance mais à des précautions insuffisantes. Plus de la moitié des entreprises ont investi dans des protections collectives, et 47 % des répondants incluent désormais une ligne dédiée aux équipements de protection dans leurs devis, tandis que 28 % répartissent ces coûts dans d’autres lignes budgétaires.
Les employeurs estiment que leurs salariés sont conscients du risque, mais la perception du danger varie selon les chantiers, ce qui souligne le besoin de mesures spécifiques et adaptées. La traçabilité des contrôles des équipements de protection reste également insuffisante, compliquant le suivi et la sécurité des dispositifs.
Prévenir les risques : coût des équipements et manque de soutien financier
L’étude met en évidence un frein majeur : le coût des équipements de protection collective. Si 66 % des entreprises de 1 à 5 salariés investissent dans ces dispositifs, seulement 20 % des structures sans salarié en font de même. Par manque d’information, beaucoup d’artisans ignorent aussi l’existence d’aides financières facilitant l’accès à ces équipements indispensables.
42 % des artisans identifient des besoins spécifiques pour améliorer la sécurité face aux chutes de hauteur. Ils réclament notamment :
Plus d’aides financières pour l’acquisition d’équipements de protection,
Un accompagnement personnalisé sur leurs chantiers.
Des supports de sensibilisation visuels (comme des vidéos) pour mieux informer leurs équipes et clients. Alors que de nombreux outils de prévention existent, seuls 19 % des artisans les utilisent régulièrement. La diffusion de ces outils est essentielle pour maximiser la sécurité.
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