Administratif : tant d’heures perdues
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

L’administratif est un générateur de stress et de temps perdu pour les TPE et les indépendants, au détriment du développement de l’activité et du bien-être…
L’administratif est un générateur de stress et de temps perdu pour les TPE et les indépendants, au détriment du développement de l’activité et du bien-être mental.
Alors que la débureaucratisation fait l’actualité, Shine, compte pro pour les entreprises et les indépendants, a interrogé ses clients sur la place qu’occupe l’administratif dans leur quotidien. Le sondage révèle qu’un tiers des entreprises interrogées y consacre plus d’une demi-journée par semaine et que la tâche reste source de stress pour plus de la moitié d’entre elles. La comptabilité, la facturation et les déclarations arrivent en tête des activités les plus chronophages et redoutées.
« Les entrepreneurs courent déjà après le temps. La charge - mentale et concrète - que représente l’administratif n’arrange pas les choses. Elle les empêche de se concentrer sur l’essentiel : leur métier et la croissance de leur entreprise », explique Jean-Baptiste Sciandra, CEO de Shine
La gestion administrative occupe une place non négligeable dans la semaine des sondés. 63 % y consacrent jusqu’à une demi-journée hebdomadaire, 85 % jusqu’à un jour. 15 % s’y plongent même plus d’une journée.
Les TPE plus inquiètes
Plus l’entreprise grandit et plus la tâche s’avère chronophage. Alors que 73 % des freelances accordent moins d’une demi-journée à l’administratif, seuls 62 % des pros et 53 % des dirigeants de petites entreprises y parviennent. De la même manière, ces derniers sont beaucoup plus nombreux et nombreuses que les freelances à y dédier plus d’une journée (15 % des pros et 19 % des petites entreprises vs. 11 % des freelances).
« Bien qu’ancré dans leur quotidien, l’administratif reste une source d’angoisse pour la majorité des entrepreneurs (55 %) », détaille Jean-Baptiste Sciandra.
47 % le juge même “très stressant”. « Les pros et les dirigeants de petites entreprises sont les plus inquiets » précise Jean-Baptiste Sciandra. Plus de la moitié (57 % et 60 %) se déclarent stressés contre moins d’un freelance sur deux.
La comptabilité, la facturation et les déclarations les plus redoutées
La comptabilité citée comme accaparante par 27,4 % du panel, la facturation par 26,5 % et les déclarations par 23,6 % figurent dans le top 3 des activités les plus chronophages, toutes typologies d’entreprises confondues.
La comptabilité est la plus redoutée - 29 % la jugent “pénible”, loin devant les déclarations citées par 16 % - mais aussi la plus chronophage. Plus de la moitié des interrogés (56,3 %) s’y attèlent plus de 30 minutes par semaine. Le temps que les répondants consacrent à cette seule tâche augmente avec la taille de l’entreprise. 29 % des petites entreprises y allouent ainsi plus de 2h hebdomadaires (vs. 24 % des pros et 16 % des freelances), une sur dix, plus de 4h.
Facturer, fournir des devis et relancer les impayés est jugé désagréable par 26 % des sondés. C’est aussi l’activité la plus citée parmi les plus chronophages par les pros (27 %) (devant la comptabilité) et la deuxième la plus citée par les freelances (28 %) et les petites entreprises (24 %) (derrière la comptabilité). L’immense majorité du panel (76 %) maintient le temps accordé à cette tâche sous la barre des 2h hebdomadaires, sans réel écart entre les statuts.
Le remplissage de CERFA et les déclarations (à l’URSSAF, aux impôts) ne sont que quelques points derrière. 24 % des entrepreneurs estiment la tâche très prenante (devant la gestion de trésorerie, le juridique ou les questions RH) mais pour les pros et les petites entreprises ; sept auto-entrepreneurs sur dix y consacrant moins de 30 minutes.
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