Une question d’indépendance alimentaire
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

L’industrie agroalimentaire doit faire face à de nouveaux enjeux liés à l’environnement, l’écologie, aux attentes de plus en plus exigeantes des consommateurs…
L’industrie agroalimentaire doit faire face à de nouveaux enjeux liés à l’environnement, l’écologie, aux attentes de plus en plus exigeantes des consommateurs ainsi qu’aux conditions de travail.
Représentant 1,9% de l’ensemble des salariés en France, l’industrie agroalimentaire est au cœur de l’économie française. Premier secteur industriel, il doit faire face à de nouveaux enjeux liés à l’environnement, l’écologie, aux attentes de plus en plus exigeantes des consommateurs ainsi qu’aux conditions de travail. En 2022, le secteur de l’agroalimentaire comptait selon l’INSEE, 20 942 établissements et employait 427 651 salariés sur tout le territoire.
Les entreprises de la filière ont une dynamique d’embauche importante mais qui diminue en un an avec près de 203 660 déclarations préalables à l’embauche entre juillet 2023 et juin 2024 (- 4,5%) selon l’URSSAF-MSA. Une tendance confirmée par la dernière enquête « Besoins en main d’œuvre des entreprises » (BMO) réalisée par France Travail, selon laquelle le secteur de l’industrie agroalimentaire représente 86 820 projets de recrutement en 2024 dont 32,7% de saisonniers. Selon l’APEC, plus de 7 000 postes cadres sont proposés par le secteur.
Des besoins en recrutement qui restent importants
Près de 31 333 offres d’emploi ont été enregistrées dans le secteur de l’agroalimentaire entre juillet 2023 et juin 2024, soit 0,8% des offres d’emploi nationales. Du côté des cadres, toujours selon l’APEC, les offres d’emploi ont augmenté de 2% entre octobre 2023 et septembre 2024 et notamment dans les régions Pays de la Loire (+39%) et Bretagne (+18%). Les métiers de l’agroalimentaire rencontrent des difficultés de recrutement supérieures à la moyenne. En 2024, les projets d’embauche baissent de près de 7,6% par rapport à 2023 et les difficultés de recrutement sont estimées à 59% (- 2,7 points par rapport à 2023). Accessibles à tout niveau de qualification, les métiers de l’agroalimentaire proposent de réelles perspectives d’emploi à la clé. 38% des candidats sont des candidates. Favorable aux transferts de compétences, l’agroalimentaire s’ouvre ainsi aux salariés d’autres domaines professionnels. En constante évolution pour s’adapter aux transformations des processus de fabrication et au changement des habitudes de consommation, l’enjeu est autant d’attirer les demandeurs d’emploi vers ces métiers que de les former à les exercer durablement.
A fin juin 2024, près de 145 637 demandeurs d’emploi (cat. ABC, France entière) recherchaient un métier dans le secteur agroalimentaire, soit 2,2% de moins en un an. Ils représentent près de 3% des demandeurs d’emploi nationaux. Entre juin 2023 et juillet 2024, près de 14 110 entrées en formation de demandeurs d’emploi ont été recensées dans l’agroalimentaire. En 2023, plus de 55% des demandeurs d’emploi ont retrouvé un emploi dans les 6 mois suivants leur formation dont un tiers dans un emploi durable.
Engagé en faveur de l’emploi, de l’attractivité et de l’égalité femmes-hommes, le secteur agroalimentaire propose ainsi à tous les publics et notamment ceux éloignés de l’emploi, des métiers accessibles à tout niveau de qualification, des opportunités d’emploi, de formation et de réelles perspectives d’évolution, pour permettre à chacun d’exercer durablement dans le secteur.
Les entreprises agroalimentaires font face à de nombreux défis :
Technologiques : avec des outils industriels qui évoluent sans cesse dans les ateliers pour créer dès aujourd’hui l’usine agroalimentaire du futur
Sociaux : avec des pratiques RH novatrices ciblant la Qualité de Vie et les conditions de Travail, la lutte contre la pénibilité ou encore la sécurisation des parcours professionnels…
D’attractivité : avec notamment des enjeux autour de l’inclusion de personnes éloignées de l’emploi et de la mixité
Environnementaux : avec des installations (re)pensées pour réduire les consommations d’énergie, développer le renouvelable ou la réutilisation des eaux usées traitées pour préserver la ressource en eau.
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