Que faire face à un chèque sans provision ?
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Procédure amiable ou forcée, un professionnel peut utiliser deux voies de recours face à un chèque sans provision.Un professionnel qui a reçu un chèque sans…
Procédure amiable ou forcée, un professionnel peut utiliser deux voies de recours face à un chèque sans provision.
Un professionnel qui a reçu un chèque sans provision peut exercer des recours.
Utilisez d'abord la procédure amiable
La procédure amiable concerne l'émetteur du chèque sans provision (le débiteur) et son destinataire (le créancier).
Étape n1 : demandez une attestation de rejet
Après l'émission d'un chèque sans provision, la banque du débiteur informe la banque du créancier que le paiement ne peut être assuré et adresse au créancier une attestation de rejet de chèque pour défaut de provision.
En tant que créancier, vous pouvez alors, pendant un délai de 30 jours :
- demander une nouvelle présentation du chèque
- demander directement au débiteur de régulariser la situation, en alimentant son compte bancaire ou en payant par un autre moyen.
Étape n2 : si le chèque n'est toujours pas réglé, demandez un certificat de non-paiement
Au terme de 30 jours sans paiement, vous êtes en droit de demander un certificat de non-paiement à votre banque : la notification de ce document au débiteur vaut injonction de payer.
C'est cette étape, qui vous permet de passer de la procédure amiable au recouvrement forcé avec appel à un huissier.
Le certificat de non-paiement porte sur les chèques d'un montant supérieur à 15 . Pour un montant inférieur, un chèque est toujours payé par la banque du débiteur.
En cas d'échec de la procédure amiable : passez à la procédure forcée
Si la procédure amiable a échoué avec le débiteur, vous pouvez faire appel à un huissier de justice qui se charge de récupérer la somme due.
Étape n1 : l'huissier notifie une injonction de payer
L'huissier de justice présente au débiteur le certificat de non-paiement, ce qui vaut commandement de payer.
Le débiteur est alors obligé de régler sa dette dans les 15 jours.
Étape n2 : à défaut de régularisation, l'huissier engage l'exécution forcée
À défaut d'une régularisation sous 15 jours, l'huissier de justice peut alors engager toute procédure d'exécution forcée (saisie sur salaire ou blocage des comptes bancaires par exemple).
Les frais de recouvrement sont à la charge du débiteur, sauf s'il n'est pas considéré comme solvable.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Articles similaires

Le grand décrochage de la restauration française
Chute de 6,5 % du chiffre d'affaires dans la restauration traditionnelle, fréquentation en berne, coûts toujours plus lourds et défaillances deux fois plus nombreuses qu'en 2022 : derrière la résistance apparente du secteur, une crise profonde menace désormais les restaurants indépendants.
16 septembre 2026

Défaillances : plus qu’une vague, un raz-de-marée
Avec 70 803 défaillances en douze mois, la France franchit un nouveau seuil inquiétant. Derrière ce chiffre se joue une crise silencieuse, concentrée sur les plus petites entreprises. Trésoreries exsangues, retards de paiement, activité incertaine et dettes à rembourser : pour les patrons de TPE, le pire n'est peut-être pas passé.
20 août 2026

Quand la médiation sauve des TPE avant qu’il ne soit trop tard
Service gratuit, confidentiel et de proximité, la médiation du crédit permet aux petites entreprises de réaménager leurs financements, d’éviter la rupture de trésorerie et de préserver des emplois. Saisie tôt, elle aboutit dans près de 60% des cas et a déjà conforté des milliers de postes sur tout le territoire.
31 juillet 2026


Connectez-vous pour participer à la discussion.
Se connecterPas encore inscrit ? Créer un compte