Pouvoir d'achat : comment les Français font face ?
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

La baisse de pouvoir d’achat modifie les habitudes de consommation des Français, toujours plus attentifs aux prix et attiré par les marques discount. A l’heure…
La baisse de pouvoir d’achat modifie les habitudes de consommation des Français, toujours plus attentifs aux prix et attiré par les marques discount.
A l’heure de l’inflation et de la crise économique, les Français n’écartent pas pour autant les achats plaisir et s’appuient sur les offres proposées par les enseignes afin d’optimiser leur pouvoir d’achat. Mais leur ressenti quant à l’évolution des prix ne sera pas sans effet sur les comportements d’achats dans les semaines à venir, révèle un sondage OpinionWay pour Bonial (Axel Springer), pionnier et leader du drive-to-store.
85% des Français ont un sentiment négatif sur leur pouvoir d’achat et 31% d’entre eux peinent à financer leurs dépenses jusqu’à la fin du mois. Plus encore, 34% estiment que leur pouvoir d’achat ne leur permet pas de vivre décemment. Bien qu’il soit possible de constater quelques évolutions depuis mars dernier, le ressenti des François apparaît toujours comme majoritairement négatif.
Quelles mesures les Français attendent pour relancer le pouvoir d’achat ? Si huit Français sur dix (81%) estiment le blocage des prix énergétiques utile, 78% se déclarent favorables à une remise de 15% sur l'ensemble des courses alimentaires. En parallèle, 69% perçoivent positivement un chèque énergie (gaz, électricité) et 61% un chèque carburant.
Les loisirs ne sont pas en reste, un Français sur deux (50%) jugerait utile le versement d’un chèque Loisirs d’une valeur de 100.
Rechercher les promotions
Pour autant, les Français ne comptent pas que sur les pouvoirs publics pour les accompagner, ils savent que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. 8 consommateurs sur 10 ont l’intention de faire évoluer leur comportements d’achat dans les semaines à venir, en recherchant davantage de promotions et en réduisant leur consommation d’énergie.
19% (+2pts) fréquenteront davantage les enseignes discount et 16% (+4 pts) privilégieront les grandes surfaces. Lidl reste au premier rang lorsqu’il s’agit de savoir quels sont les distributeurs alimentaires qui aident à consolider leur pouvoir d’achat. Juste derrière, suivent E.Leclerc et Carrefour dont l’annonce récente de 100 prix bloqués pourrait expliquer cette montée en puissance. Pour le non-alimentaire, Amazon distance assez largement ses concurrents, suivi par, le hard discounter néerlandais Action et Decathlon.
Concernant le choix des produits, 23% (+6 pts) jetteront leur dévolu sur les marques distributeurs. En parallèle, près d’un Français sur quatre (23% / +3 pts) s’attachera à vendre des produits d’occasion et 22% (+5 pts) achètera des produits de seconde main pour réaliser des économies. Enfin, la réduction des loisirs et vacances seront à l’ordre du jour pour 24% (+9 pts) des Français, tout comme la limitation des déplacements (24%).
Les achats plaisirs en baisse
Alors que 63% (+ 1pt) des Français estiment que le prix des achats plaisirs augmente, seuls 23% (- 2 pt) des Français réalisent régulièrement des achats plaisir contre 68% occasionnellement. Pour 68% des Français, les promotions leur permettent de réaliser un achat plaisir. Mais les consommateurs se recentrent sur les achats essentiels du quotidien pour se faire plaisir. Produits d’hygiène, courses alimentaires, restaurants et traiteurs ou encore vacances et week-ends figurent ainsi sur le haut de la liste. 69 % ont le sentiment que la hausse des prix empêche de se faire plaisir en consommant.
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