Impôts sur les entreprises : toujours plus
Par Francois Colombier · Rédacteur en Chef

Les entreprises françaises continuent à être plus lourdement taxées que leurs consœurs européennes. La fondation IFRAP, Think Tank dédié à l’analyse des…
Les entreprises françaises continuent à être plus lourdement taxées que leurs consœurs européennes.
La fondation IFRAP, Think Tank dédié à l’analyse des politiques publiques, véritable « laboratoire d’idées innovantes » (www.ifrap.org) vient de publier une étude sur la fiscalité des entreprises sous le titre choc : « toujours 148 milliards de trop ».
Trop documenté, le texte n’élude pas les baisse de prélèvements obligatoires enregistrés depuis 2017 : suppression progressive de la taxe d’habitation depuis 2018, baisse progressive du taux de l’impôt sur les sociétés, baisse des impôts sur la production (CVAE et CFE) à partir de 2021. Des mesures de basculement ont également été mises en œuvre : baisse des cotisations sociales à la charge des salariés contre une augmentation de CSG, transformation du CICE en allègements pérennes de cotisations sociales à la charge des employeurs. « Grâce à ces mesures et malgré la hausse de certaines taxes (tabac, énergie), le taux de prélèvements obligatoires français est resté à peu près stable sur la période, passant de 45,7 % en 2016 à 45,1 % en 2021 et retrouvant un niveau proche de celui de 2019 (45,3 %), tandis qu’il progressait dans le reste de la zone euro, pour s’établir à 38,7 % en 2016, 39 % en 2019 et 40,1 % en 2021 », écrit l’IFRAP.
Alourdissement de la charge
A noter que si l’écart se réduit, la France est encore largement au-dessus des autres pays de la zone euro. Par exemple, le taux de cotisation sociale à la charge des entrepreneurs, l’impôt de production ou encore l’impôt sur les produits sont bien supérieur en France. « Au total, l’écart de prélèvements obligatoires entre la France et le reste de la zone euro s’explique exclusivement par le surcroît d’imposition pesant sur les entreprises de 148 milliards en 2021 (contre 140 Mds en 2016», précise l’IFRAP. « Les cotisations à la charge des employeurs expliquent les deux tiers de cet écart, les impôts sur la production l’autre tiers. Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron a été marqué par un alourdissement de la charge des prélèvements qui pèse sur les entreprises. Pendant ce temps, l’écart de prélèvements entre les ménages français et ceux du reste de la zone euro s’est inversé au bénéfice des ménages français », remarque l’IFRAP.
Les TPE (qui pèsent 20 % de la valeur ajoutée) acquittent 17,4 % des prélèvements obligatoire sur les entreprises contre 21,5 % pour les PME et 61 % pour les ETI et grands groupes. Mais ils représentent 26 % de leur valeur ajoutée.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !
Articles similaires

Municipales 2026 : les patrons de TPE ne demandent pas de promesses oubliées, ils demandent de la simplification
Le dernier baromètre Fiducial-IFOP le dit sans fard : les patrons de TPE regardent 2026 avec un moral en berne, une confiance laminée envers l’exécutif national, et une exigence croissante envers leurs maires. Le message est limpide : à Paris, ils n’y croient plus ; sur le terrain, ils veulent des élus utiles. Pas des communicants. Des maires qui allègent, protègent et facilitent. Parce qu’une très petite entreprise ne vit pas de grandes phrases, mais de trésorerie, de stationnement, de sécurité, de visibilité et de clients.
10 mars 2026

Carburants : à la pompe, les Français ne paient pas la guerre. Ils paient des années d'incompétence, et l'État encaisse
Pendant que vous souffrez à la pompe, l'État encaisse silencieusement 2 milliards supplémentaires, sans avoir rien décidé, sans avoir rien fait. Et il refuse d'activer les outils juridiques pour vous protéger. Erreur ou stratégie?
6 mars 2026

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
La facturation électronique n’est plus une “réforme à venir” : c’est une échéance qui arrive vite, et qui va toucher toutes les entreprises, y compris les TPE et les indépendants. Dès le 1er septembre 2026, chacun devra être en capacité de recevoir des factures électroniques ; puis au 1er septembre 2027, les TPE et micro-entreprises devront émettre leurs factures selon les nouvelles règles. Attention : envoyer un simple PDF par email ne suffira pas. La réforme impose le passage par des plateformes et des formats structurés, avec des informations plus précises (SIREN du client, catégorie d’opération, etc.). Pour les petits patrons, le sujet n’est pas “informatique” : c’est une question de trésorerie, de temps gagné (ou perdu), et de conformité. Le bon réflexe ? Ne pas attendre 2027. Dès maintenant, il faut nettoyer sa base clients, vérifier son logiciel de facturation, choisir une plateforme adaptée, et tester un circuit complet du devis jusqu’au paiement. L’objectif n’est pas de devenir expert, mais d’être prêt sans stress, sans rupture, et sans mauvaises surprises.
25 février 2026

Municipales 2026 : les patrons de TPE ne demandent pas de promesses oubliées, ils demandent de la simplification
10 mars 2026

Carburants : à la pompe, les Français ne paient pas la guerre. Ils paient des années d'incompétence, et l'État encaisse
6 mars 2026

Facturation électronique : on ne peut plus “attendre de voir”
25 février 2026


Connectez-vous pour participer à la discussion.
Se connecterPas encore inscrit ? Créer un compte